Un roman pour les jeunes
de 9 à 99 ans...

Salons littéraires 2012
Souvenirs des salons terminés

Salon des 1001 Livres de Fayence (06)

Serait-ce l'approche imminente de la fin du monde ? En tous cas, le visiteur du salon de Fayence est un être rare et prudent, qui arpente les allées du salon de manière furtive, évite soigneusement tout dialogue avec l'auteur et soupèse la moindre de ses décisions ;-)

Je commence à retrouver des auteurs déjà vus. On sympathise autour d'un aïoli à midi (mais j'y pense : serait-ce l'odeur de l'aïl qui aurait fait fuir mes visiteurs ?).

Et... Divine surprise :

j'ai vu arriver droit sur moi une grande dame souriante, venu m'acheter un livre 15 jours plus tôt au salon du Tignet.

Elle était enchantée de sa lecture et venait me prendre 2 autres livres pour ses nièces.

Voilà qui m'a regonflé à bloc ! C'est pour ces instants magiques que je voulais écrire. Un rêve vieux de plus de 30 ans venait enfin de se réaliser. J'ai des lecteurs qui reviennent me voir !
Je crois bien que j'ai retenu une petite larme...

Salle des fêtes de Fayence - novembre 2012

Salon de Fayence (suite)

Alors... Pour ceux qui voudraient connaître la recette du succès pour un auteur, voici les ingrédients :

 

- Un livre (de préférence intéressant)

- Un stylo (pour jouer aux célébrités)

- Un cahier (on compte et on recompte le nombre de livres vendus dans une journée, des fois qu'il y en aurait tellement qu'on ne parviendrait plus à se rappeler de tout)

- de la décoration en rapport avec le livre (il est pas mimi mon petit dauphin en peluche ?)

- deux enfants très motivés (forcément : ils sont les héros du livre)

- des visiteurs (sinon on finit par se vendre les livres entre auteurs et cela a un petit côté déprimant).

   

salon du livre Le Tignet novembre 2012

Le Tignet 10 novembre 2012

Journée des Métiers du Livre - Le Tignet (06)

Un temps à ne pas mettre un dauphin dehors, une petite salle loin du centre-ville, peu de communication dans les médias... il ne fallait pas s'attendre à beaucoup de monde, malgré l'excellent travail accompli par les organisateurs.

Cela restera malgré tout un souvenir agréable, les quelques familles qui avaient tout de même bravé les intempéries ayant bien voulu me prendre plusieurs livres.

Surtout, j'aurais eu le plaisir de voir mon fils Daniel m'aider durant toute la journée. Il aura été un excellent "commercial", en s'occupant même du stand durant mes petites absences. Pas mal pour un garçon de 9 ans ("et demie", me demande-t-il de préciser ;-)

   

20 octobre 2012, le matin

Salon du Livre de Saint-Maximin la Ste Baume (83)

Mon premier grand salon. Assis dans la salle de prière d'un ancien couvent royal, j'ai vécu deux journées intenses.

Le samedi matin : presque personne. Il faut dire que les auteurs de bandes dessinées et de livres pour la jeunesse (dont je faisais partie) étaient regroupés dans une pièce dont l'entrée était toute petite et l'éclairage minimaliste (les moines aimaient se recueillir dans la pénombre). Même pas Internet, Dieu n'aimant probablement pas le Wi-Fi (ou alors c'était l'épaisseur des murs).

Après quelques heures passées dans la solitude (non, je n'ai pas prié...), mon voisin de table décida de prendre le taureau par les cornes et alla ouvrir une porte donnant directement sur l'accueil, s'empara d'un panneau signalant l'entrée aux visiteurs, et le plaça devant notre porte.

Et la lumière fut...

Comme quoi, on n'est jamais mieux servi... etc...

A partir du samedi après-midi, tout changea : les familles arrivèrent, avec leurs enfants. Mon petit dauphin eut rapidement beaucoup de succès et, tandis que mes voisins se lançaient dans de longues explications (très intéressantes ceci dit) sur le pourquoi et le comment de leurs romans respectifs, je n'avais aucun mal à expliquer aux enfants que mon petit dauphin blanc pouvait les entraîner vers de belles aventures.

Les enfants... mais aussi les plus grands. Car le roman est basé sur l'hypothèse que les dauphins ont une forme d'intelligence particulière, que j'appelle "intelligence émotionnelle". En extrapolant cette hypothèse vers l'idée d'une civilisation vivant sous la mer et basée non pas sur le matérialisme de nos cités mais sur d'autres idéaux, j'ai aussi pu intéresser des personnes passionnées par la mer mais aussi par l'idée d'une humanité enfin débarrassée de ses tares.

Du coup, mon lectorat s'est fortement agrandi et quelques parents se mirent à s'intéresser de plus près au récit.

   

21 octobre 2012

Salon de Saint-Maximin, suite

J'ai aussi pu faire des rencontres riches d'enseignement avec d'autres auteurs (certains assez connus et suivis par de grandes maisons d'édition... absentes).

 

Au fur et à mesure que les heures passaient, mon discours s'est amélioré, simplifié, densifié. J'avais compris comment le salon respirait : les gens entraient par ma gauche, longeaient les tables. Hop ! Un sourire, une main tendue, et ils continuaient leur chemin en tenant mon marque-page sur lequel ils pouvaient lire le résumé du roman.

Je les revoyais quelques dizaines de minutes plus tard, après leur tour du salon. Ils avaient toujours le marque-page à la main. Il ne me restait plus alors qu'à leur faire un nouveau sourire et ils venaient deviser quelques minutes avec moi. Avec les enfants, je pouvais rapidement savoir s'ils aimaient les dauphins et la lecture. Avec les parents, je révélais un peu plus le récit, leur expliquant ce que leurs enfants y trouveraient.

J'ai vu certains auteurs faire la grimace en me voyant écouler facilement mes livres. Pourtant, mon plaisir n'était pas comptable. Bon : vendre dix, vingt romans, c'est toujours intéressant. Mais franchement, ce n'est pas cela qui me ferait vivre. Non, le plus intéressant était bien de pouvoir parler avec tous ces gens, les voirs s'intéresser à quelque chose qui sortait de mon imagination, comprendre ce qui leur plaisait.

Gràce à ce salon et aux autres passés et à venir, je vais pouvoir comprendre ce qui intéresse ces lecteurs qui comme moi ont été impressionnés par les dauphins. Nous allons partager quelque chose. Quelque chose de très précieux pour moi : un échange entre êtres humains.

Et j'espère, je prie, pour avoir un jour l'immense joie de voir des lecteurs revenir vers moi et me dire qu'ils ont aimé cette histoire. Ou qu'ils ont été plus loin, imaginant une suite...

 

   

13 et 14 octobre 2012

Salon du Livre de Valbelle (04)

En arrivant à Valbelle, petit village provençal adossé à la montagne de Lure non loin de Sisteron, je regrette d'abord de ne pas avoir continué à Six-fours. Les enfants vus la veille devaient revenir avec leurs parents. J'ai certainement raté plusieurs ventes. Mais je m'étais inscrit d'abord au salon de Valbelle et on ne refuse pas l'invitation du premier salon qui vous contacte !

Au niveau affluence, ce fut le vrai désert...

Par contre, j'ai encore pu faire de très bons contacts avec d'autres auteurs, apprendre des trucs du métier. Très instructif. Je ne regrette décidément pas d'avoir choisi de m'auto-éditer.

 

Et finalement, après un solide repas pris en plein air au soleil du midi, j'eus même la surprise de doubler le chiffre d'affaires réalisé lors du premier salon. On pourrait aussi parler comme les politiques et dire que ma progression fut de 200%.

Bon, allez, soyons honnêtes, n'ayant vendu qu'un seul livre au premier salon, il n'était pas difficile de doubler ce score ;-)

 

Mais je connais d'autres auteurs qui n'ont même pas fait une seule vente !

 

Le principal n'était pas là : j'ai vu arriver une petite fille, toute intimidée, qui trainait sa mère par la manche. Elle était passé le matin à mon stand et avait profité du repas de midi pour consulter le site web mis sur mon marque-pages (Ah ! Cela valait donc le coup de faire ce site...) avant de revenir avec la maman prête à régler son achat coup-de-coeur !

Et juste avant la fermeture, c'est un petit garçon qui m'amena sa mamie. Elle lui fit tout de même faire le tour de tout le salon (ce qui était rapide !) mais il la ramena fermement vers mon stand.

J'espère que j'aurais le plaisir de les revoir, ces deux-là. Ils me récompensent de tous les efforts entrepris depuis des mois pour écrire ce livre.

Je crois bien que j'ai trouvé ma nouvelle passion. Pourvu qu'elle puisse se développer...

   

vendredi 12 octobre 2012

Salon Destination Planète Livre à Six-Fours (83)

Mon premier salon littéraire. Il restera comme un sacré souvenir.
Au début, un peu intimidé, je ne savais pas trop comment faire. L'impression de jouer au marchand derrière son stand...

Mais le contact est vite passé avec mes voisins et voisines. Certains sont comme moi à leur propre compte. D'autres, affiliés à une maison d'édition, se demandent à quoi elle leur sert : pas de représentant de la maison d'édition, les frais de repas et de déplacement même pas remboursés, aucun matériel spécifique pour promouvoir leur stand...

Passons.

Le plus important a été le contact fabuleux avec les enfants. Ils sont venus par petites vagues, telles des abeilles butinant de stand en stand. D'abord attirés par une concurrente déloyale : une grosse librairie proposant des bandes dessinées telles que Titeuf sur toute la longueur de la salle, mais sans avoir d'auteur présent. Bizarre... Cela sent le sponsor !

Mais les enfants sont curieux. Rapidement, ils passent aux stands des auteurs "libres". On est très créatif quand on doit se débrouiller seul ! Et c'est là que j'ai commencé à vraiment m'amuser : mes petits marque-pages, rapidement fabriqués via Internet, font merveille. Ils passent de main en main.

Ensuite, une enfant veut une dédicace sur l'un d'eux. Inévitablement, les copines rappliquent et demandent la même chose. Une auteure me met en garde : "si tu commences, tu ne pourras plus t'arrêter", me prévient-elle.

Tant mieux ! Je suis venu pour cela.

Alors je commence à faire mes dédicaces. D'abord tranquillement, puis c'est la ruée. J'ai du mal à comprendre les prénoms qui me sont répétés par de petites voix fébriles (la maîtresse leur signale qu'il est bientôt l'heure de partir). Alors c'est la ruée. Tout le monde veut sa signature. Je ne sais plus combien j'en ai fait. Des dizaines ? Des centaines ?

Quand les enfants partent enfin, je vois autour de moi les sourires un peu jaunes des autres auteurs. Du coup, ils viennent voir mon livre et me posent des questions. Je fais l'innocent, mais au fond de moi, je rigole.

Bon, d'accord. J'ai joué au bonimenteur, comme à la foire. Mais c'était vraiment un moment sympa.

Et mes marque-pages ? Que vont-ils devenir ? Jetés comme un jouet oublié dès le retour à la maison ? J'espère que toutes ces abeilles ne seront pas venues butiner en vain. J'ai semé plein de graines. Il y en a bien une ou deux qui finiront par germer...

 

 

 

 

 

Calendrier des prochains salons

Voir les salons de 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous voulez me contacter ?
Envoyez-moi un email dès maintenant.
Je réponds à tous les messages.
Vous pouvez aussi me retrouver sur Facebook